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MOBILISATION
26.02.2026
Pour des villes et des campagnes sans fascisme !
26.02.2026 - Expression de la Confédération paysanne Auvergne-Rhône-Alpes sur la séquence politique et médiatique en cours. Alors que les discours et la violence de l'extrême droite se normalise, nous devons rester fermes pour que nos villes comme nos campagnes restent des espaces de solidarité d'inclusivité et de partage, bien à rebours de l'idéologie mortifère de ceux qui prônent la haine.
Le 12 février 2026 à Lyon, des militants fascistes ont tenté de perturber une conférence à l'Institut d'Études Politiques. Une partie de ces militants, cagoulés, armés et préparés, ont délibérément provoqué des affrontements avec des militants antifascistes. La violence de l'affrontement a provoqué le coma puis la mort d'un des militants d'extrême droite. Dès lors, sans chercher à déterminer les circonstances précises de cet affrontement et sans jamais remettre en cause le narratif construit par l'extrême droite, une grande partie de la classe politique et médiatique a fait porter la responsabilité de cette mort à l'ensemble des mouvements, associations, syndicats ou partis politiques se revendiquant de l'antifascisme. C'est dans ce déferlement médiatique que la France Insoumise a été prise pour cible. La plupart des responsables politiques ont choisi la surenchère par un calcul politique : jeter le discrédit sur une formation politique progressiste qui porte un projet à rebours de l'ordre dominant.
Les conséquences de cet affaissement moral généralisé ne se sont pas fait attendre. Le 14 Février 2026, le local de l'Union Départementale du syndicat Solidaire du Rhône a été attaqué à la barre de fer par un individu au visage dissimulé. Dans la semaine qui suit, la violence déployée par les groupes fascistes est généralisée : attaques de bars, de centres communautaires LGBTI+, de lieux alternatifs et de salles de spectacles, dégradations de permanences syndicales et insoumises, alerte à la bombe au siège national de LFI et le siège régional d'Europe Écologie les Verts à Lyon.
Le 21 février 2026, les locaux de la CGT ville de Lyon ont fait l'objet d'une menace d'attaque à la bombe revendiquée par des individus d'extrême droite. Le même jour, plus de 3 000 personnes venues de France et d'Europe défilent dans les rues de Lyon lors d'une « marche d'hommage » à laquelle la famille du défunt avait pourtant appelé à ne pas participer.Dans la foule, des fascistes notoires scandent des slogans racistes et homophobes, et des saluts nazis nous ramènent à des heures de l'histoire que nous pensions reléguées aux oubliettes.
Alors que l'extrême droite désigne les antifascistes comme des fascistes dans un exercice d'inversion des réalités glaçant, nous, paysannes et paysans de la Confédération paysanne affirmons notre soutien au mouvement antifasciste. Nous savons qu'il constitue une réponse légitime et nécessaire face à la menace qu'est l'extrême droite. A Lyon comme partout en France, nous rappelons que le mouvement antifasciste s'est constitué en réponse à la passivité des pouvoirs publics face à la multiplication des actes violents des groupes d'extrême droite. Le média Rue89lyon a recensé 102 actions violentes imputées à l'extrême droite de 2010 à 2025 (dont 70% sont restées sans réponse judiciaire)... Il n'y aurait pas d'anti fascisme si il n'y avait pas de fascistes.
Nous, paysannes et paysans de la Confédération Paysanne, dénonçons fermement toutes les violences commises par l'extrême droite et nous apportons notre soutien à toutes les personnes qui en ont été victimes. Nous apportons particulièrement notre soutien à nos camarades syndicalistes de Solidaires et de la CGT dont les locaux ont été visés. Nous appelons à rejoindre le rassemblement de soutien organisé par l'intersyndicale, mardi 3 mars 12h30, à la bourse du travail à Lyon.
En ces temps où les conquêtes sociales et environnementales sont sans cesse remises en cause et attaquées, le syndicalisme a plus que jamais besoin d'exister et d'être défendu. La Confédération paysanne porte un projet de société qui ne saurait se circonscrire aux seules campagnes. Nous constatons aujourd'hui, y compris hors des villes, les stigmates de la progression d'idées réactionnaires qui alimentent le repli sur soi et le rejet de l'autre. Nous ne nous laisserons pas instrumentaliser par ceux qui attisent la haine.
La Confédération paysanne continuera de lutter, pour des campagnes solidaires et inclusives !








